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Comment ne pas citer cette grande dame, ce vaisseau de lumière que constitue la cathédrale Saint-Etienne de Bourges. Longtemps ignorée malheureusement, parfois même inconnue, elle diffère de toutes les autres cathédrales et n'a rien à envier au prestige de Chartres ou de Notre-Dame de Paris.
Son style précurseur était-il trop téméraire à l'époque ? Il n'a pas fait école... et cette cathédrale reste un exemple unique dans
l'architecture gothique.
La cathédrale de Bourges surprend tant par son absence de transept que par son double bas-côté.
Cette particularité offre une perspective longitudinale continue que la coupure traditionnelle d'un transept rompt ailleurs.
On admirera aussi la coupe transversale offrant un profil pyramidal. Cette disposition découvre un volume intérieur unifié.
Le besoin d'agrandir l'ancien édifice religieux et l'impossibilité de le faire devant la façade à cause de la proximité des
demeures des chanoines, a obligé le maître de Bourges à construire une partie du chevet en dehors du rempart gallo-romain.
Pour compenser la différence de niveau du sol intra et extra-muros, il construit une église basse qui s'élève jusqu'au niveau
intra-muros et sert de sous-bassement au chevet de la cathédrale.
La sculpture de la cathédrale est particulièrement magnifique notamment sur les cinq portails correspondants exactement aux cinq nefs. Le portail central
offre au regard la magnifique scène du jugement dernier. Mais il ne faudrait
surtout pas oublier les vitraux du XIIIe siècle qu'une disposition ingénieuse offre facilement au regard, ni les vitraux XVI de l'artiste berruyer Jean Lecuyer.
La cathédrale
L'église basse
La sculpture et les vitraux
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